Après plusieurs années de ralentissement marqué par une moindre mobilité résidentielle, une forte hausse des taux d’intérêt et une demande bridée, le marché de l’immobilier ancien en France affiche désormais des signes nets de reprise.
Selon une analyse publiée début janvier 2026 par le Journal de l’Agence, le marché de l’ancien a connu un véritable retournement de tendance dès le printemps 2024, avec une reprise progressive des ventes et des prix après plusieurs années de stagnation et de repli.
L’indicateur des prix des logements anciens, qui avait chuté entre 2022 et 2024, est reparti à la hausse sur les 18 derniers mois précédant janvier 2026, retrouvant son niveau de fin 2022 tant pour les appartements que pour les maisons. Cette dynamique s’accompagne d’une augmentation du nombre d’acquisitions par des particuliers, signe d’un regain d’appétit pour l’accession à la propriété même dans un contexte économique encore fragile.
Une publication du Journal de l’Agence souligne que les prix des logements anciens restent fermement orientés à la hausse, malgré les hésitations de certains acheteurs face à un contexte économique incertain et à des conditions de financement encore tendues.
La progression des prix affichés des biens anciens reste soutenue, avec notamment :
- une augmentation annuelle significative observée même dans les périodes normalement plus calmes,
- des niveaux de prix rarement vus auparavant pour les maisons.
Cette progression s’explique notamment par la pénurie de biens disponibles à la vente et par une demande de plus en plus concentrée sur les segments les plus prisés (maisons, quartiers attractifs, biens rares), ce qui pousse les vendeurs à maintenir — voire augmenter — leurs prix face à une offre insuffisante.
Le bilan du marché immobilier ancien dressé en début 2026 par MySweetimmo, s’appuyant sur les données de la FNAIM, confirme une reprise nette après trois années difficiles.
Selon ce bilan :
- L’activité des transactions a retrouvé des couleurs, avec une croissance du volume des ventes du marché ancien sur l’année 2025 par rapport aux années précédentes.
- Cette reprise se traduit par une amélioration sensible des indicateurs (hausse des compromis et des signatures) qui confirment que le rebond observé depuis 2024 n’est pas conjoncturel mais s’installe durablement.
- La stabilisation, et même la remontée légère des prix, contribue à restaurer la confiance des acteurs, tant du côté des acheteurs que des vendeurs.
La baisse des taux d’intérêt en 2024 et leur stabilisation en 2025-2026 ont permis à une partie des ménages de retrouver un accès plus favorable au crédit immobilier, renforçant l’acte d’achat et soutenant l’activité sur l’ancien.
La rareté des biens à vendre, notamment sur les zones urbaines les plus recherchées, continue de constituer un moteur pour les prix et un facteur de tension sur le marché. Cette offre limitée, conjuguée à une évolution lente de l’économie et de l’emploi, explique en partie pourquoi la reprise reste sensible, mais progressive et encore fragile.
Les analyses concordent pour souligner que l’environnement économique global — croissance modérée, pouvoir d’achat sous pression et incertitudes géopolitiques — ne permet pas un retour immédiat à des niveaux d’activité record, mais favorise plutôt une reprise mesurée et durable plutôt qu’un retournement brusque.
Les projections des observateurs du marché suggèrent que le redressement observé pourrait se prolonger jusqu’en 2027, avec une augmentation progressive du nombre d’achats de logements anciens par des particuliers — notamment dans les segments les plus attractifs.
Pour une agence immobilière locale, cette reprise s’accompagne de plusieurs enseignements clés :
- Anticiper la demande sur les biens rares ou à fort potentiel (maisons, demeures de caractère, quartiers attractifs).
- Conseiller avec précision sur la fixation de prix en phase avec le nouveau contexte de demande et de volonté d’achat.
- Accompagner la transaction avec une expertise renforcée sur les conditions de financement et les attentes des acheteurs.
Les dernières analyses convergent vers un constat positif : après trois années de crise, le marché de l’ancien en France retrouve progressivement des couleurs, porté par une reprise des ventes et une reprise des prix, malgré un contexte économique incertain et une offre limitée. Pour 2026, les professionnels anticipent une consolidation de cette tendance, avec un redressement durable, même si des freins subsistent du côté du pouvoir d’achat et des conditions de crédit.
Sources:
Immobilier : des prix dans l’ancien résolument orientés à la hausse
Le marché de l’ancien poursuit son expansion : pour combien de temps ?