Le projet de loi de finances 2026 introduit un nouveau mécanisme fiscal destiné à relancer l’investissement locatif privé, après la fin du dispositif Pinel fin 2024. Surnommé le « dispositif Jeanbrun », du nom du ministre du Logement, il s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement pour relancer la construction et soutenir le parc locatif, dans un contexte de crise du logement en France.
Contrairement à certains dispositifs précédents, ce nouveau cadre repose sur un système d’amortissement fiscal du bien loué nu. Concrètement, l’investisseur pourra déduire chaque année une part significative de la valeur du logement de ses revenus fonciers – jusqu’à 80 % de la base amortissable, sous condition de respect de critères tels que un engagement de location d’au moins neuf ans, le respect de plafonds de loyer et de ressources, et, dans l’ancien, la réalisation de travaux visant une meilleure performance énergétique.
Autre nouveauté notable : le dispositif ne serait plus soumis à zonage géographique, ce qui signifie qu’il pourrait s’appliquer sur l’ensemble du territoire national, sans distinction de zones tendues ou non. Cette dimension est perçue comme un signal fort pour encourager davantage de particuliers à investir dans la pierre locative, et contribuer à stimuler l’offre de logements.
Parallèlement, le budget a également prévu le doublement du plafond d’imputation du déficit foncier pour les investissements énergétiques, élargissant les possibilités de déductions fiscales pour les bailleurs engagés dans la rénovation.
Ce nouveau dispositif est encore en discussion parlementaire, mais il reçoit un accueil favorable de la part des acteurs du secteur, qui y voient une opportunité de relancer l’investissement locatif privé et d’atténuer la pénurie de logements neufs et rénovés sur le marché.
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